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Évènements passés

24

mai

2022

Les ateliers co-écologiques

Évènement passé

#49ème Atelier Co-Ecologique : « Circuits courts de l’énergie et solidarité énergétiques locales : Mieux décentraliser notre futur énergétique circulaire »

Les intervenants

Sébastien Delpont

Co-président du groupe de travail

Justine Bain-Thouverez

Co-présidente du groupe de travail

Mathilde Boitias

Directrice de La Fabrique Écologique

Nicolas Ott

Directeur du développement, BCM Energy

Pierre Leroy

Deuxième adjoint au maire de Puy-Saint-André, en charge des questions relatives à l’intercommunalité et président du PETR Briançonnais, Écrins et Guillestrois Queyras

À l’occasion de la publication de la note : «  Circuits courts de l’énergie et solidarité énergétiques locales : Mieux décentraliser notre futur énergétique circulaire  », La Fabrique Écologique organise son 49e Atelier Co-Écologique le 24 mai 2022, de 18h30 à 20h, à l’Académie du Climat, 2 place Baudoyer à Paris (salle des Mariages, 2e étage).
Dans le contexte de crise de l’exploitation des ressources naturelles, un nouveau système énergétique plus efficace doit être pensé. Promouvoir le déploiement d’un système de production-distribution de l’énergie répondant à des logiques de circuit court et d’économie circulaire aurait des bénéfices écologiques et socio-économiques pour les territoires et les citoyens. Ainsi, les propositions concrètes et originales présentées dans cette note doivent permettre d’accompagner les acteurs locaux autant que nationaux dans leur processus de transition.
Comment procéder pour mettre en place des « boucles locales » de production-distribution de l’énergie répondant à des logiques de circuit court et d’économie circulaire ? Quelle gouvernance dans les territoires ? Quel cadre juridique et fiscal ? Quel financement pour ces projets ? Comment penser un modèle énergétique local plus solidaire et plus juste ? Comment réguler les rapports entre les producteurs locaux et les opérateurs des réseaux énergétiques nationaux ?
Venez débattre de ces questions et des propositions du groupe de travail, pour « co-construire » des recommandations, avec Justine Bain-Thouverez et Sébastien Delpont qui ont co-présidé le groupe de travail, et avec Pierre Leroy, 2e adjoint au maire de Puy-Saint-André et Nicolas Ott, directeur du développement, BCM Energy, qui seront nos « grands témoins ». Le débat sera animé par Mathilde Boitias, directrice de La Fabrique Écologique.
Si vous souhaitez participer à l’Atelier, inscrivez-vous ici.
Avec 

23

mars

2022

Les ateliers co-écologiques

Évènement passé

#48ème Atelier Co-Ecologique : « Les prairies et l’élevage des ruminants au cœur de la transition agricole et alimentaire »

Les intervenants

François Demarcq

Président du groupe de travail.

Géraud Guibert

Président de La Fabrique Écologique.

Bernard Chevassus-au-Louis

Président d'Humanité et Biodiversité, inspecteur général de l’Agriculture.

Christian Huyghe

Directeur scientifique Agriculture à l'Inrae.

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À l’occasion de la publication de sa note : « Les prairies et l’élevage des ruminants au cœur de la transition agricole et alimentaire », La Fabrique Écologique a organisé son 48e Atelier Co-Écologique le 23 mars 2022,  en présence de François Demarcq, président du groupe de travail, Géraud Guibert, président de La Fabrique Écologique, Bernard Chevassus-au-Louis, président d’Humanité et Biodiversité, inspecteur général de l’Agriculture, de Christian Huyghe, directeur scientifique Agriculture à l’Inrae, Mathilde Boitias, directrice de La Fabrique Ecologique et membre du groupe de travail et les autres membres du groupe de travail.  
Mathilde Boitias a d’abord présenté le point de départ du groupe de travail : la contradiction inhérente à l’élevage des ruminants. D’un côté, ce secteur représente 9 % des émissions de gaz à effet de serre en France mais de l’autre, les prairies constituent des stocks de carbone importants et permettent le maintien de la biodiversité. Ainsi, la question à laquelle a tenté de répondre la note est la suivante : Quelle est la vision d’un élevage idéal et comment peut-on y parvenir ?  
François Demarcq a ensuite précisé que la note suivait une démarche scientifique en effectuant un tour d’horizon de la littérature sur le climat, la biodiversité et la santé publique. La dimension climatique concerne à la fois le volet émissions et les capacités de stockage carbone. Les prairies permanentes permettent de stocker 80 tonnes de carbone par hectare. Toutefois, ces prairies ne fixent quasiment plus de carbone. Si les prairies permanentes constituent indéniablement un large potentiel de stock de carbone, l’argument climatique doit être utilisé avec précaution car il ne suffit pas à justifier le maintien de l’élevage. Cependant, un second argument vient s’ajouter en faveur des prairies permanentes : leur rôle dans la préservation de la biodiversité. En effet, les prairies sont riches en biodiversité et rendent des services écosystémiques (présence de pollinisateurs, aide à la lutte contre les ravageurs). Enfin, la note prend en compte la dimension de santé publique. De manière générale, nous consommons trop de protéines d’origine animale. Il existe toutefois des différences notables en termes de qualité nutritionnelle des produits en fonction du mode d’élevage. Or, l’alimentation des ruminants à l’herbe à un effet très positif sur la qualité nutritionnelle de la viande et du lait. 
La vision pour l’avenir dessinée par la note incite donc à redimensionner l’élevage des ruminants à la baisse et à le recentrer sur les prairies permanentes. Elle invite à un mouvement puissant de retour à l’herbe accompagné d’une réduction du cheptel de l’ordre de 30 à 50 % pour libérer 3 à 5 millions d’hectares de terres arables. L’idée est ainsi de développer une marge de manœuvre pour ouvrir la voie à davantage de production végétale. En outre, la production de viande de bœuf devrait être assurée par des races issues de l’élevage laitier qui sont plus adaptées à un engraissement à l’herbe. Si le prix des produits va vraisemblablement augmenter, cela devrait permettre une meilleure valorisation de la production des éleveurs grâce à la mise en place d’un label dédié. Du point de vue des consommateurs, le surcoût devrait être compensé par une politique incitative à la moindre consommation.  
Christian Huyghe a apprécié le travail de promotion de la culture de la complexité et du compromis effectué par le groupe de travail. Il a souligné que la note est parvenue à trouver une forme d’équilibre entre biodiversité, climat et santé humaine. Il a toutefois relevé l’absence de prise en compte de plusieurs enjeux. Tout d’abord, l’absence de mention de l’azote qui est pourtant essentiel puisqu’elle est nécessaire à la stabilisation du carbone. La question de la durée est aussi centrale dans la mesure où l’on ne peut pas nourrir un animal à l’herbe toute l’année, il faut donc faire des stocks.  
Bernard Chevassus-au-Louis a quant à lui insisté sur la nécessité de peser l’importance du discours par rapport aux éleveurs qui rencontrent des difficultés. S’il considère que la note propose une thèse forte, elle offre aussi des possibilités de progression, notamment en argumentant davantage sur l’intérêt de conserver les prairies tout en gardant à l’esprit les logiques sous-tendues par le système actuel.  
Enfin, les recommandations de la note ont ensuite été évoquées :  
En premier lieu, la note invite à promouvoir le « moins mais mieux » dans la consommation d’animaux grâce à une politique de labellisation. Celle-ci devrait être soutenue par des campagnes de promotion des produits à l’herbe. Deuxième, le groupe de travail propose des financements innovants afin d’accompagner économiquement et socialement les éleveurs pour maintenir l’attractivité du métier et éviter toute casse sociale. En outre, l’introduction de nouvelles méthodes dans le cadre du label bas carbone devrait permettre de valoriser l’intention de réduire le cheptel. Une autre source de financement envisagée est le développement des paiements pour services environnementaux, ce qui devrait conduire au maintien des bonnes pratiques. Enfin, la note recommande de donner aux collectivités territoriales le moyen de jouer un rôle important en raison de la diversité des situations existant sur le territoire. Pour cela, il faut introduire des délibérations locales : intégrer les problématiques locales dans des plans climats territoriaux et développer des projets alimentaires territoriaux. Tout cela permettrait d’aider la constitution de filières locales vertueuses. 
Cet Atelier Co-Ecologique aura donc ouvert un espace de débat très intéressant grâce aux interventions enrichissantes des participant.e.s. Il ouvre ainsi avec succès cette phase de co-construction pendant laquelle chacun peut amender et ajouter des propositions à la Note. 

09

décembre

2021

Les ateliers co-écologiques

Évènement passé

#47ème Atelier Co-Ecologique : Les enjeux écologiques des prochaines échéances électorales : comment améliorer leur prise en compte ?

Les intervenants

Géraud Guibert

Président de La Fabrique Écologique.

Lucile Schmid

Vice-Présidente de La Fabrique Écologique.

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A l’occasion de la publication de son dossier : « Les enjeux écologiques des prochaines échéances électorales : comment améliorer leur prise en compte ? » comportant une vingtaine de fiches thématiques, La Fabrique Écologique a organisé son 47e Atelier Co-Écologique le 9 décembre 2021, en présence de quelques contributeurs au dossier.  
Dans un premier temps, il a été rappelé que ce dossier est né du constat de la vacuité du débat sur l’écologie dans l’espace public, une vacuité à la fois quantitative et qualitative, se résumant le plus souvent à la chasse et au mix électrique. Paradoxalement, on s’aperçoit d’une intensité croissante des questions écologiques dans le débat public ainsi que d’une suractivité législative sur ces enjeux. Ce paradoxe souligne l’enjeu de ce qui a été appelé la « démocratie technique » : comment faire le lien entre des citoyens et des techniciens avec un langage accessible à tous.  
Suite à cette première présentation générale du dossier, plusieurs contributeurs à celui-ci parmi lesquels : Damien Borot, Bernard Chevassus-au-Louis, Pauline Bureau, Jacques Rigaudiat, Pierre Victoria et Céline Jacob, ont pris la parole sur l’une des 26 fiches. Des différentes analyses thématiques il est ressorti la nécessité d’aborder les sujets de façon systémique et non sectorielle en prenant en compte également les différentes échelles d’analyse. Ainsi, à propos de l’agriculture, une réflexion sur l’échelle européenne est apparue comme primordiale tout comme le besoin de penser le système alimentaire dans son ensemble, de la production des engrais au transport des marchandises sans oublier l’aspect sanitaire de l’alimentation.  
Le débat a notamment porté sur deux aspects : le mix électrique et le modèle économique à adopter. Autour de ces deux thématiques, la question de la sobriété a cristallisé les débats. D’une part la sobriété, aussi bien en termes de consommation énergétique que de modèle économique, est pensée comme une nécessité face une surconsommation toujours plus forcenée, et d’autre part celle-ci a été présentée comme l’apanage des plus aisés, accroissant les inégalités en faisant appel à une morale qui ne peut être la même selon les classes sociales. Ainsi, certains ont préféré souligner le rôle que doit jouer l’action publique et l’importance d’un projet collectif qui interroge sur le modèle de société qui nous permettrait de faire de la sobriété énergétique, un modèle qui soit encadré par des mesures gouvernementales et une action publique à la hauteur des enjeux. Ainsi, l’importance d’une réforme de la fiscalité dans son ensemble afin de lier fiscalité sociale et environnementale est apparue comme un besoin au même titre que la mise en place d’une politique environnementale qui soit sociale. A cet effet, la question de la création d’une conscience collective comme antidote à ce qui a été pointé du doigt comme un « individualisme » nous ayant poussé à consommer toujours plus, s’est posée.  
La question de l’éducation est ainsi apparue comme un sujet primordial mais complexe. La généralisation de la prise en compte des enjeux écologiques à toutes les filières et à tous les niveaux apparaît comme un besoin, surtout dès le plus jeune âge afin d’aboutir à une refonte de nos imaginaires culturels. Pour l’enseignement supérieur, la question de l’adaptabilité des compétences techniques enseignées aux enjeux écologiques pose des problèmes organisationnels, d’autant que le marché du travail n’est pas encore adapté. Cet accompagnement de la mutation des emplois actuels doit se faire en étroite collaboration avec les régions qui ont la compétence en matière de formation. Celle-ci est ainsi apparue comme devant être pensée dans son ensemble : les employés actuels doivent être formés et pas uniquement les étudiants. Et puis, la question de la relocalisation de certains secteurs interroge sur l’avenir de l’industrie française et de son modèle économique : comment relocaliser ? 
Toutes ces questions ont été pensées non pas en silo mais de manière systémique. Il est apparu que le fossé entre citoyens et dirigeants -jugés incohérents- était un obstacle majeur à la prise en compte des enjeux écologiques par le politique mais également par les citoyens. L’appel au civisme ne pourra fonctionner tant que cette déconnexion sera trop forte.  
 
 

12

octobre

2021

Les ateliers co-écologiques

Évènement passé

#46ème Atelier Co-Ecologique : Les défis de la lutte contre l’artificialisation des sols

Les intervenants

Julien Fosse

Président du groupe de travail.

Géraud Guibert

Président de La Fabrique Ecologique.

Guillaume Sainteny

Grand témoin, maître de conférences en développement durable à l’Ecole Polytechnique et Science Po Paris.

Arnaud Bouteille

Grand témoin, représentant de l'association Fonciers en débat.

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Ce 46e Atelier Co-Ecologique a réuni une soixantaine de personnes en visioconférence, pour débattre de la note : « Les défis de la lutte contre l’artificialisation des sols », en présence de Julien Fosse, président du groupe de travail. Nos deux grands témoins étaient Arnaud Bouteille, représentant de l’association Fonciers en débat et Guillaume Sainteny, maître de conférences en développement durable à l’Ecole Polytechnique et Science Po Paris. Le débat était animé par Géraud Guibert, Président de La Fabrique Écologique.
Le diagnostic de l’artificialisation des sols en France a d’abord été posé par Julien Fosse qui a rappelé la nécessité de donner une définition claire de l’artificialisation. Celle-ci peut être considérée comme la transformation d’un sol naturel, agricole ou forestier par des opérations d’aménagements pouvant conduire à une imperméabilisation partielle ou totale. Il a été également rappelé que, si ses impacts environnementaux sont faciles à observer, leur mesure et quantification demeurent délicates. Une question se pose également, celle de la réparabilité, la capacité des sols à se reconstituer. Si des processus de réparation partielle sont possibles, c’est une solution difficile à mettre en œuvre étant donné la lenteur et la complexité du processus de reconstitution.
Les grands témoins ont mis en avant la question de l’évaluation des facteurs de l’artificialisation (constructions, infrastructures de transports, zones commerciales ou industrielles, bâtiments agricoles…). Parmi ces derniers, l’habitat est le phénomène le plus déterminant. C’est pourquoi la répartition de l’artificialisation est très hétérogène sur le territoire (entre métropoles, zones côtières, touristiques…). En plus de cette hétérogénéité, la vacance des logements constitue une spécificité française qui contribue à expliquer en partie l’artificialisation des sols.
Guillaume Sainteny a évoqué d’autres facteurs spécifiquement français qui participent au retard sur les réflexions en matière d’artificialisation et au rythme plus élevé que dans d’autres pays voisins. La centralisation qui entraîne la faiblesse des contre-pouvoirs, permet un cumul d’autorité et de consommation abusive d’espace. En outre, les prix anormalement bas du foncier agricole en France, qui est de plus très taxé, engendrent la non rentabilité du foncier non bâti, ce qui favorise l’artificialisation. D’un point de vue psychologique, l’habitat intermédiaire (petit collectif) n’a pas réussi à convaincre les français.e.s qui n’ont le choix qu’entre grands ensembles et maison individuelle.
Arnaud Bouteille a quant à lui rappelé les moteurs existants derrière le développement du périurbain (notamment la peur des nuisances sonores, le désir de tranquillité, les inconvénients de la copropriété). Enfin, il s’est interrogé sur le degré d’urgence de la problématique que pose l’artificialisation en mentionnant la caractéristique propre au territoire français qu’il décrit comme relativement « vide ».
Les recommandations issues de la note ont ensuite été présentées et discutées. Parmi les différentes propositions on peut noter la nécessité de construire un récit positif autour de la densification, l’utilisation de nouveaux instruments pour une gestion mieux partagée du foncier, le trio “éviter, réduire, compenser” pour limiter le phénomène d’artificialisation, la mise en place d’un marché de droit à artificialiser contre renaturation dans d’autres zones (avec des instruments de contrôle très précis) ou encore l’utilisation de la fiscalité pour financer la renaturation. La proposition de densification a été particulièrement discutée. Les participant.e.s ont mis en avant la répulsion générale des français.e.s à son égard. En outre, ils ont souligné qu’une densification réussie devait être accompagnée d’un verdissement urbain.
Cet Atelier Co-Ecologique, dont vous pouvez retrouver la retransmission sur Facebook, sur notre chaîne Youtube ou sur notre chaîne de podcast, aura donc ouvert un espace de débat très intéressant grâce aux interventions enrichissantes des participant.e.s. Il ouvre ainsi avec succès cette phase de co-construction pendant laquelle chacun peut amender et ajouter des propositions à la Note.

26

mai

2021

Les ateliers co-écologiques

Évènement passé

#45ème Atelier Co-Ecologique : L’action écologique des régions

Les intervenants

Géraud Guibert

Président de La Fabrique Écologique

Michel Badré

Ancien vice-président du Conseil Economique, Social et Environnemental

Chantal Jouanno

Présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) et ancienne secrétaire d'Etat chargée de l'écologie

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À l’occasion des futures élections régionales, La Fabrique Écologique a organisé le 26 mai 2021 un Atelier Co-Écologique autour de son dossier « L’action écologique des régions. Les enjeux et les bonnes pratiques – Neuf propositions structurantes, concrètes et innovantes ». Nos deux grands témoins étaient Chantal Jouanno, Présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) et ancienne secrétaire d’État chargée de l’écologique, et Michel Bardé, ancien Vice-président du Conseil Économique, Social et Environnemental. Le débat était animé par Géraud Guibert, Président de La Fabrique Écologique. Tout d’abord, les discussions ont porté sur le climat, l’énergie et l’aménagement du territoire (1), avant d’aborder les questions d’agriculture, de biodiversité et de formation (2), et enfin de conclure sur les enjeux de mobilité (3).
 
En guise d’introduction Chantal Jouanno a rappelé le rôle de levier que peuvent jouer les régions, notamment grâce au fléchage des dépenses. Il subsiste malgré tout deux principaux impensés dans leurs actions : la biodiversité et la participation du public. Si Michel Badré s’est dit agréablement surpris par le panel de bonnes pratiques au sein des régions, il a toutefois souligné que les actions qui restent à mener sont les moins consensuelles. Selon lui, une bonne prise en compte de la question sociale des mesures est essentielle. Il faut s’efforcer de regarder quels sont les effets des mesures écologiques sur les 20% de la population les moins favorisés.
 
De manière générale, les régions rencontrent des difficultés dans la mise en application de leurs orientations stratégiques, a affirmé Chantal Jouanno. Elle a expliqué la nécessité de penser l’aménagement du territoire comme un écosystème global pour mieux saisir les enjeux qui entourent le changement d’affectation des sols et leur artificialisation. Selon elle, il est impératif d’identifier les conséquences sociales de chaque politique afin de pouvoir mettre en place des mesures de compensation et d’accompagnement. Elle s’est dite favorable à une stratégie climatique globale, mais également sectorielle. Sur cette thématique « climat », Michel Badré souhaiterait la création d’un système de concertation et de négociation entre l’État, les régions et les collectivités infrarégionales dans le but de mieux répartir les obligations bas carbone et ainsi avoir une chance d’atteindre les objectifs fixés. Il a expliqué qu’il y avait un véritable enjeu d’articulation entre petits et grands projets et entre stratégie régionale et nationale, notamment dans le domaine de l’énergie. Les deux grands témoins ont approuvé la remarque d’une personne de l’assistance qui regrettait l’absence d’une réelle stratégie régionale sur le stockage de carbone dans les sols.
 
Pour introduire le deuxième volet, Géraud Guibert a tenu à rappeler que si les circuits agricoles devaient être biologiques, et devaient également être de proximité, sans quoi les bénéfices s’annulaient. Pour illustrer l’importance de la proximité, Michel Badré a rappelé que l’empreinte carbone de l’alimentation des Français est largement supérieure à celle de l’agriculture française en raison de l’importation de denrées alimentaires souvent éloignées. Chantal Jouanno souhaiterait quant à elle que l’agriculture ne soit pas uniquement dans une logique de compétitivité et de développement économique, mais réintroduite dans une logique de soutenabilité. Selon Michel Badré, l’articulation entre adaptation et atténuation est encore trop largement méconnue au sein des régions ce qui peut conduire à des politiques contre-productives. Par ailleurs, l’un comme l’autre pense essentiel que chaque région définisse un plan de reconversion d’emplois et de formation cohérent avec leur réalité territoriale.
 
Enfin, sur le thème de la mobilité, les discussions ont principalement porté sur l’élaboration d’un bonus-malus pour les entreprises selon le temps de trajet domicile-travail de leurs salariés, sur la prise en compte de la mobilité subie et enfin sur le transport de marchandises. Chantal Jouanno a exprimé des réserves concernant cette proposition de bonus-malus en raison des potentiels effets pervers qui pourraient pénaliser les plus démunis. Afin de réduire les mobilités subies, elle a préconisé le développement du télétravail et des espaces de « co-working ».  Michel Badré a rappelé l’importance des impacts sociaux liés aux enjeux de mobilité et donc la nécessité d’une approche par les coûts pour soutenir les plus défavorisés. Géraud Guibert a demandé aux deux grands témoins si une taxe régionale sur les transports de marchandises pourrait être mise en œuvre. Selon eux, il faudrait impérativement réfléchir en amont à l’écosystème qui entourerait cette taxe. Plusieurs questions se posent : à quoi va-t-elle servir ?  Comment soutenir les personnes les plus défavorisées face à la hausse du prix des produits ?
 
Pour conclure, Michel Badré a expliqué que les régions devaient pleinement se saisir de leurs compétences dans la formation et l’orientation des financements afin que ces deux volets soient toujours mis au service de la transition écologique et de la préservation du climat et de la biodiversité. Selon Chantal Jouanno, l’enjeu de la cohérence entre les territoires ne doit pas mener à une recentralisation des compétences, il faut faire confiance aux territoires. Elle souhaiterait que l’ensemble des politiques mises en place par les régions aient suivi au préalable une étude d’impact sur l’environnement et le climat qui démontrerait leur effet positif pour la transition écologique. Cela permettrait un meilleur arbitrage entre les différentes propositions.  

Les ateliers co-écologiques

Le concept

Un atelier co-écologique est organisé à l’occasion de chaque publication de La Fabrique Écologique (environ six notes par an). Ce moment de co-construction citoyenne, ouvert à tous et au format innovant, fait interagir l’ensemble des participants sur le contenu de la note. Les ateliers qui ont déjà eu lieu ont su créer un réel engouement. La Fabrique Écologique est un lieu de référence pour élaborer des politiques publiques et des propositions concrètes en matière d’écologie et de développement durable. Elle réfléchit, propose et lance des débats sur une base transpartisane avec une exigence de très grande rigueur. Plusieurs groupes de travail se réunissent autour de thématiques variées pour rédiger des notes à destination des décideurs et du grand public.

Le fonctionnement des ateliers

Les ateliers, rythmés par un animateur, comportent une présentation par le Président du groupe de travail, de courtes réactions de deux ou trois grands témoins, et surtout des interventions des participants présents dans la salle. Le diagnostic et les propositions de la note sont ainsi débattus par tous ceux qui le souhaitent. Afin de les rendre interactifs, un live tweet accompagne les échanges et ces derniers peuvent être retransmis en direct sur internet.
 
Le jour de l’événement, la note est également mise en ligne sur le site internet de l’association et ouverte aux commentaires. Cette phase de co-construction avec les citoyens dure environ deux mois à l’issue desquels les membres du groupe de travail intègrent les amendements jugés pertinents. La version définitive de la note est ensuite publiée.
Le Hashtag de la soirée : #AtelierCoEcolo

Les partenaires des ateliers