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Évènements passés

12

octobre

2021

Les ateliers co-écologiques

Évènement passé

#46ème Atelier Co-Ecologique : Les défis de la lutte contre l’artificialisation des sols

Les intervenants

Julien Fosse

Président du groupe de travail.

Géraud Guibert

Président de La Fabrique Ecologique.

Guillaume Sainteny

Grand témoin, maître de conférences en développement durable à l’Ecole Polytechnique et Science Po Paris.

Arnaud Bouteille

Grand témoin, représentant de l'association Fonciers en débat.

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Ce 46e Atelier Co-Ecologique a réuni une soixantaine de personnes en visioconférence, pour débattre de la note : « Les défis de la lutte contre l’artificialisation des sols », en présence de Julien Fosse, président du groupe de travail. Nos deux grands témoins étaient Arnaud Bouteille, représentant de l’association Fonciers en débat et Guillaume Sainteny, maître de conférences en développement durable à l’Ecole Polytechnique et Science Po Paris. Le débat était animé par Géraud Guibert, Président de La Fabrique Écologique.
Le diagnostic de l’artificialisation des sols en France a d’abord été posé par Julien Fosse qui a rappelé la nécessité de donner une définition claire de l’artificialisation. Celle-ci peut être considérée comme la transformation d’un sol naturel, agricole ou forestier par des opérations d’aménagements pouvant conduire à une imperméabilisation partielle ou totale. Il a été également rappelé que, si ses impacts environnementaux sont faciles à observer, leur mesure et quantification demeurent délicates. Une question se pose également, celle de la réparabilité, la capacité des sols à se reconstituer. Si des processus de réparation partielle sont possibles, c’est une solution difficile à mettre en œuvre étant donné la lenteur et la complexité du processus de reconstitution.
Les grands témoins ont mis en avant la question de l’évaluation des facteurs de l’artificialisation (constructions, infrastructures de transports, zones commerciales ou industrielles, bâtiments agricoles…). Parmi ces derniers, l’habitat est le phénomène le plus déterminant. C’est pourquoi la répartition de l’artificialisation est très hétérogène sur le territoire (entre métropoles, zones côtières, touristiques…). En plus de cette hétérogénéité, la vacance des logements constitue une spécificité française qui contribue à expliquer en partie l’artificialisation des sols.
Guillaume Sainteny a évoqué d’autres facteurs spécifiquement français qui participent au retard sur les réflexions en matière d’artificialisation et au rythme plus élevé que dans d’autres pays voisins. La centralisation qui entraîne la faiblesse des contre-pouvoirs, permet un cumul d’autorité et de consommation abusive d’espace. En outre, les prix anormalement bas du foncier agricole en France, qui est de plus très taxé, engendrent la non rentabilité du foncier non bâti, ce qui favorise l’artificialisation. D’un point de vue psychologique, l’habitat intermédiaire (petit collectif) n’a pas réussi à convaincre les français.e.s qui n’ont le choix qu’entre grands ensembles et maison individuelle.
Arnaud Bouteille a quant à lui rappelé les moteurs existants derrière le développement du périurbain (notamment la peur des nuisances sonores, le désir de tranquillité, les inconvénients de la copropriété). Enfin, il s’est interrogé sur le degré d’urgence de la problématique que pose l’artificialisation en mentionnant la caractéristique propre au territoire français qu’il décrit comme relativement « vide ».
Les recommandations issues de la note ont ensuite été présentées et discutées. Parmi les différentes propositions on peut noter la nécessité de construire un récit positif autour de la densification, l’utilisation de nouveaux instruments pour une gestion mieux partagée du foncier, le trio “éviter, réduire, compenser” pour limiter le phénomène d’artificialisation, la mise en place d’un marché de droit à artificialiser contre renaturation dans d’autres zones (avec des instruments de contrôle très précis) ou encore l’utilisation de la fiscalité pour financer la renaturation. La proposition de densification a été particulièrement discutée. Les participant.e.s ont mis en avant la répulsion générale des français.e.s à son égard. En outre, ils ont souligné qu’une densification réussie devait être accompagnée d’un verdissement urbain.
Cet Atelier Co-Ecologique, dont vous pouvez retrouver la retransmission sur Facebook, sur notre chaîne Youtube ou sur notre chaîne de podcast, aura donc ouvert un espace de débat très intéressant grâce aux interventions enrichissantes des participant.e.s. Il ouvre ainsi avec succès cette phase de co-construction pendant laquelle chacun peut amender et ajouter des propositions à la Note.

26

mai

2021

Les ateliers co-écologiques

Évènement passé

#45ème Atelier Co-Ecologique : L’action écologique des régions

Les intervenants

Géraud Guibert

Président de La Fabrique Écologique

Michel Badré

Ancien vice-président du Conseil Economique, Social et Environnemental

Chantal Jouanno

Présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) et ancienne secrétaire d'Etat chargée de l'écologie

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À l’occasion des futures élections régionales, La Fabrique Écologique a organisé le 26 mai 2021 un Atelier Co-Écologique autour de son dossier « L’action écologique des régions. Les enjeux et les bonnes pratiques – Neuf propositions structurantes, concrètes et innovantes ». Nos deux grands témoins étaient Chantal Jouanno, Présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) et ancienne secrétaire d’État chargée de l’écologique, et Michel Bardé, ancien Vice-président du Conseil Économique, Social et Environnemental. Le débat était animé par Géraud Guibert, Président de La Fabrique Écologique. Tout d’abord, les discussions ont porté sur le climat, l’énergie et l’aménagement du territoire (1), avant d’aborder les questions d’agriculture, de biodiversité et de formation (2), et enfin de conclure sur les enjeux de mobilité (3).
 
En guise d’introduction Chantal Jouanno a rappelé le rôle de levier que peuvent jouer les régions, notamment grâce au fléchage des dépenses. Il subsiste malgré tout deux principaux impensés dans leurs actions : la biodiversité et la participation du public. Si Michel Badré s’est dit agréablement surpris par le panel de bonnes pratiques au sein des régions, il a toutefois souligné que les actions qui restent à mener sont les moins consensuelles. Selon lui, une bonne prise en compte de la question sociale des mesures est essentielle. Il faut s’efforcer de regarder quels sont les effets des mesures écologiques sur les 20% de la population les moins favorisés.
 
De manière générale, les régions rencontrent des difficultés dans la mise en application de leurs orientations stratégiques, a affirmé Chantal Jouanno. Elle a expliqué la nécessité de penser l’aménagement du territoire comme un écosystème global pour mieux saisir les enjeux qui entourent le changement d’affectation des sols et leur artificialisation. Selon elle, il est impératif d’identifier les conséquences sociales de chaque politique afin de pouvoir mettre en place des mesures de compensation et d’accompagnement. Elle s’est dite favorable à une stratégie climatique globale, mais également sectorielle. Sur cette thématique « climat », Michel Badré souhaiterait la création d’un système de concertation et de négociation entre l’État, les régions et les collectivités infrarégionales dans le but de mieux répartir les obligations bas carbone et ainsi avoir une chance d’atteindre les objectifs fixés. Il a expliqué qu’il y avait un véritable enjeu d’articulation entre petits et grands projets et entre stratégie régionale et nationale, notamment dans le domaine de l’énergie. Les deux grands témoins ont approuvé la remarque d’une personne de l’assistance qui regrettait l’absence d’une réelle stratégie régionale sur le stockage de carbone dans les sols.
 
Pour introduire le deuxième volet, Géraud Guibert a tenu à rappeler que si les circuits agricoles devaient être biologiques, et devaient également être de proximité, sans quoi les bénéfices s’annulaient. Pour illustrer l’importance de la proximité, Michel Badré a rappelé que l’empreinte carbone de l’alimentation des Français est largement supérieure à celle de l’agriculture française en raison de l’importation de denrées alimentaires souvent éloignées. Chantal Jouanno souhaiterait quant à elle que l’agriculture ne soit pas uniquement dans une logique de compétitivité et de développement économique, mais réintroduite dans une logique de soutenabilité. Selon Michel Badré, l’articulation entre adaptation et atténuation est encore trop largement méconnue au sein des régions ce qui peut conduire à des politiques contre-productives. Par ailleurs, l’un comme l’autre pense essentiel que chaque région définisse un plan de reconversion d’emplois et de formation cohérent avec leur réalité territoriale.
 
Enfin, sur le thème de la mobilité, les discussions ont principalement porté sur l’élaboration d’un bonus-malus pour les entreprises selon le temps de trajet domicile-travail de leurs salariés, sur la prise en compte de la mobilité subie et enfin sur le transport de marchandises. Chantal Jouanno a exprimé des réserves concernant cette proposition de bonus-malus en raison des potentiels effets pervers qui pourraient pénaliser les plus démunis. Afin de réduire les mobilités subies, elle a préconisé le développement du télétravail et des espaces de « co-working ».  Michel Badré a rappelé l’importance des impacts sociaux liés aux enjeux de mobilité et donc la nécessité d’une approche par les coûts pour soutenir les plus défavorisés. Géraud Guibert a demandé aux deux grands témoins si une taxe régionale sur les transports de marchandises pourrait être mise en œuvre. Selon eux, il faudrait impérativement réfléchir en amont à l’écosystème qui entourerait cette taxe. Plusieurs questions se posent : à quoi va-t-elle servir ?  Comment soutenir les personnes les plus défavorisées face à la hausse du prix des produits ?
 
Pour conclure, Michel Badré a expliqué que les régions devaient pleinement se saisir de leurs compétences dans la formation et l’orientation des financements afin que ces deux volets soient toujours mis au service de la transition écologique et de la préservation du climat et de la biodiversité. Selon Chantal Jouanno, l’enjeu de la cohérence entre les territoires ne doit pas mener à une recentralisation des compétences, il faut faire confiance aux territoires. Elle souhaiterait que l’ensemble des politiques mises en place par les régions aient suivi au préalable une étude d’impact sur l’environnement et le climat qui démontrerait leur effet positif pour la transition écologique. Cela permettrait un meilleur arbitrage entre les différentes propositions.  

03

février

2021

Les ateliers co-écologiques

Évènement passé

#44ème Atelier Co-Ecologique : Quelles leçons de la Convention Citoyenne pour le Climat

Les intervenants

Géraud Guibert

Président du groupe de travail

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Lors de ce 44ème Atelier Co-Ecologique, 100 personnes étaient présentes en visioconférence pour débattre de la note « Quelles leçons de la Convention Citoyenne pour le Climat ». Celle-ci était présentée par le président de La Fabrique Écologique et du groupe de travail Géraud Guibert. Les Grands témoins étaient Mélanie Cosnier, Citoyenne tirée au sort et participante de la CCC, Co-présidente de l’association Les 150 et Maire de Souvigné-sur-Sarthe ; et Dominique Rousseau, Professeur de droit constitutionnel à l’Université́ Paris I Panthéon- Sorbonne.
Géraud Guibert a introduit l’Atelier en rappelant son organisation en deux temps : le diagnostic de la Convention citoyenne pour le climat (CCC) et la présentation des propositions concrètes pour l’avenir.  En tant que président du groupe de travail, Géraud Guibert a fait remarquer le rôle important que la CCC a joué pour mettre le sujet climatique sur le devant de la scène, malgré le contexte de la crise sanitaire. Il est ensuite revenu sur les principales difficultés de la CCC telles que l’ambiguïté du « sans filtre », les insuffisances de la lettre de mission comme la programmation des moyens ; et le format, notamment l’absence de discussions et d’interventions des corps intermédiaires (associations, ONG, syndicats, patronats, élus locaux…). Selon lui, certaines propositions auraient pu, dans un dispositif articulé, faire l’objet de négociation, validation et précision entre les corps intermédiaires pour être enrichies.
Mélanie Cosnier a souligné l’importance de ce type d’initiative et des critiques constructives qui pourraient permettre de renouveler le processus tout en l’améliorant. Elle a également suggéré l’idée d’élaborer des Conventions propres à certains sujets comme l’énergie, le travail et la santé. Elle est ensuite revenue sur l’organisation de la CCC en pointant en particulier le manque de temps et la cadence importante. Selon elle, l’intégration des corps intermédiaires aurait été intéressante mais difficile à mettre en place à cause du manque de temps. Concernant les propositions, Mélanie Cosnier a confirmé que les mesures abouties sont interdépendantes entre les groupes de travail selon les thèmes. Ces mesures ne sont pas toutes innovantes dans le sens où elles ont été portées par des think tanks pendant plusieurs années. Enfin, Mélanie Cosnier a mis l’accent sur l’importance et la nécessité de l’information, la communication et la sensibilisation pour permettre une véritable prise de conscience chez certains de l’urgence climatique. Selon elle, nous n’avancerons pas sans cette prise de conscience générale.
Dominique Rousseau a relevé un point intéressant de la note : la démocratie délibérative doit-elle être articulée à la démocratie représentative ou la remplacer ? Ce qui s’invente aujourd’hui au travers d’initiatives telles que la CCC va-t-il permettre à la forme de démocratie représentative de durer ou bien la dépasser ? Il est ensuite revenu sur la question des corps intermédiaires et a proposé la création d’une assemblée délibérative, placée au même niveau que l’Assemblée Nationale et le Sénat, qui serait en lien avec les Convention de citoyens dits « ordinaires ». Selon lui, il y a au niveau du processus institutionnel un véritable enjeu d’alliance entre société civile organisée et inorganisée. Il a ainsi posé la question suivante : qu’est-ce qui doit faire partie des conventions citoyennes ? La société civile organisée ou bien précisément les citoyens « ordinaires » ?
Plusieurs interventions du public ont permis de nourrir le débat. Il a été question de la pertinence de la CCC quant à l’intégration des modes de vie réels dans l’élaboration des propositions. La question de la politisation de la CCC et du rôle uniquement consultatif de ce type de processus a également été discutée.
Les propositions de la Note ont été présentées dans la seconde partie de l’Atelier. Dans un premier temps, Géraud Guibert a énoncé une propositionvisant à lever le problème du « sans filtre » : un délibéré direct sur les propositions faites par l’Assemblée Nationale et le Sénat et dans le cas d’un refus, l’obligation pour ces institutions de trouver une mesure de portée équivalente pour atteindre l’objectif fixé. Deuxièmement, il a proposé la création d’une charte de réussite par l’ensemble des parties prenantes et des citoyens afin de s’accorder sur les éléments à respecter pour généraliser le processus et le décliner au niveau local. Enfin, la dernière proposition consiste en un encadrement clair et garanti par des garde-fous, permettant que ce type d’initiatives soit amené par les citoyens ou les parlementaires et assurant un travail impartial.
Cet Atelier Co-Ecologique, dont vous pouvez retrouver la retransmission sur Facebook, sur notre chaîne Youtube ou sur notre chaîne de podcast, aura donc ouvert un espace de débat très intéressant grâce aux interventions enrichissantes des multiples intervenants. Il ouvre avec succès cette phase de co-construction pendant laquelle chacun peut amender et ajouter des propositions à la Note.

04

novembre

2020

Les ateliers co-écologiques

Évènement passé

#43ème Atelier Co-Ecologique : Développer les métiers de l’artisanat local et écologique : Comment mieux répondre aux attentes sociétales et de reconversion

Les intervenants

Arnaud Trollé

Président du groupe de travail

Mélanie Paulau

Associée et gérante de la maison R&M après une reconversion professionnelle

Yuna Chiffoleau

Grand Témoin, Directrice de recherche en sociologie à l'INRAE

Jean-Laurent Cassely

Grand témoin, Journaliste et essayiste

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Lors de ce 43ème Atelier Co-Ecologique, 100 personnes étaient présentes en visioconférence pour débattre de la note « Développer les métiers de l’artisanat local et écologique ». Celle-ci était présentée par le président du groupe de travail Arnaud Trollé, créateur de l’organisme de formation Savoir-Faire et Découverte. L’évènement a été animé par Géraud Guibert, président de la Fabrique Ecologique. Les Grands témoins étaient Yuna Chiffoleau, directrice de recherche en économie et sociologie à l’INRAE, Jean-Laurent Cassely, journaliste et essayiste et Mélanie Paulau, associée et gérante de la maison R&M après une reconversion professionnelle.
Géraud Guibert a introduit l’Atelier en rappelant que la transition vers un modèle de société plus durable supposait le développement des métiers à forte composante écologique, d’où l’importance de ces reconversions professionnelles vers un néo-artisanat local et écologique.
Arnaud Trollé a présenté Savoir Faire et Découverte, qui accompagne des citoyens souhaitant se reconvertir dans des métiers manuels et écologiques. Ces derniers sont de plus en plus nombreux, ce qui s’inscrit dans une quête de sens, les reconversions procurent davantage de plaisir de vivre et de travailler. Le spectre de ce néo-artisanat est varié : il va du fabricant de fromage artisanal achetant son lait aux agriculteurs voisins et vendant en circuit court au vendeur de cosmétiques utilisant des plantes qu’il produit lui-même. Ces « reconvertis » contribuent à faire évoluer la société, en s’affranchissant de l’industrie de masse et de la grande distribution. Arnaud Trollé a expliqué que si la plupart de ces métiers sont peu gourmands en énergies fossiles, ils rencontrent parfois des obstacles comme le transport, qui a un impact négatif sur le bilan écologique. Il a ensuite souligné les problèmes de rémunération que certains néo-artisans peuvent rencontrer suite à leur reconversion. Pour cette raison, il est selon lui nécessaire de mieux accompagner les porteurs de projets, notamment au niveau local.
Mélanie Paulau a ensuite partagé son expérience : ancienne agent immobilier, elle a tout d’abord rejoint une PME spécialisée dans la vente de maisons à basse consommation, avant de radicalement changer de vie en devenant chocolatière. Puis, Yuna Chiffoleau est revenue sur plusieurs points de la Note. Après avoir affirmé que ces reconversions permettaient de développer une économie plus écologique, plus juste et plus solidaire, elle a insisté sur l’importance de ne pas les décrédibiliser en ne montrant que leurs aspects vertueux. En effet, certaines activités ont encore des faiblesses du point de vue de la durabilité. La chercheuse a ensuite posé la question du statut de ces métiers et a également soulevé le problème des revenus très hétérogènes qui ne permettent pas toujours aux reconvertis de vivre décemment. Enfin, Yuna Chiffoleau a invité à repenser les formes collectives, car d’autres formes que les coopératives existent. Jean-Laurent Cassely s’est quant à lui attardé sur le cas des cadres supérieurs en reconversion, et à l’intensification du phénomène d’exode rural chez les personnes diplômées.
Plusieurs interventions du public ont permis de nourrir le débat. Il a été question de la mutualisation des ateliers pour rendre l’accès à des locaux plus abordable. La notion de revenu d’amorçage, et d’aides des collectivités pour aider les porteurs de projets à se lancer a également été discutée.
Les propositions de la Note ont été présentée dans la seconde partie de l’atelier. Dans un premier temps, Arnaud Trollé a affirmé la nécessité de développer la recherche d‘éléments chiffrés sur ces reconversions, afin d’identifier les points de blocage. Il a ensuite expliqué le projet « Les gestes partagés » consistant organiser des rencontres entre citoyens et néo-artisans engagés et à diffuser des guides et témoignages destinés aux porteurs de projets. Enfin, la dernière proposition réside en la création d’un néo-compagnonnage au service de ces nouveaux artisans. Celle-ci prendrait la forme d’un réseau de professionnels engagés permettant un partage d’expérience (conseil, formation, immersion).
Cet Atelier Co-Ecologique, dont vous pouvez retrouver la retransmission sur Facebook, sur notre chaîne Youtube ou sur notre chaîne de podcast, aura donc ouvert un espace de débat très intéressant grâce aux interventions enrichissantes des multiples intervenants. Il ouvre ainsi avec succès cette phase de co-construction pendant laquelle chacun peut amender et ajouter des propositions à la Note.

14

octobre

2020

Les ateliers co-écologiques

Évènement passé

#42ème Atelier Co-Ecologique : Mettre les territoires au service de l’économie circulaire

Intervenants

Kathleen Boquet

Présidente du groupe de travail, consultante indépendante en transition écologique

Brune Poirson

Grand Témoin, députée du Vaucluse et ancienne secrétaire d'Etat à la transition écologique

François Grosse

Ingénieur expert des matières premières

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Lors de ce 42ème Atelier Co-Ecologique, plus de 80 personnes étaient présentes en visioconférence pour débattre de la note « Mettre les territoires au service de l’économie circulaire ». Celle-ci était présentée par la présidente du groupe de travail Kathleen Boquet, consultante indépendante en transition écologique. L’évènement a été animé par Géraud Guibert, président de la Fabrique Ecologique. François Grosse, ingénieur expert des matières premières et Brune Poirson, députée du Vaucluse étaient Grands témoins.

 

L’atelier a été introduit par Géraud Guibert, qui a rappelé l’importance de la Note et l’enjeu majeur que représente l’économie circulaire pour la transition écologique. Les territoires constituent un levier important pour permettre l’activation de l’économie circulaire mais des blocages subsistent et ralentissent son développement.
Kathleen Boquet a ensuite pris la parole pour poser un diagnostic répondant à la question suivante : comment activer l’économie circulaire de manière ambitieuse et rapide sur les territoires ? Différents constats ont été exposés : la part des matières premières non renouvelables dans notre consommation globale ne fait qu’augmenter. L’UE recense 27 matières premières « critiques », c’est-à-dire stratégiques pour l’économie mais présentant un risque d’approvisionnement. Kathleen Boquet a souligné le manque de connaissances sur les flux entrants et sortants de notre territoire car les bases de données sont incomplètes et les méthodes et règles d’extraction ne sont pas homogènes. Il en ressort un besoin d’harmonisation du langage et des degrés d’ambition au sein et entre les régions, mais aussi la nécessité d’améliorer les outils méthodologiques et de collecte de données pour mieux documenter les enjeux des ressources à la lumière des connaissances scientifiques.
François Grosse a affirmé partager le constat dressé par la note en soulignant l’enjeu des ressources métalliques non renouvelables, qui selon lui, constituent un sujet central de l’économie circulaire. Il rappelle que les gisements s’appauvrissent au cours du temps alors que notre consommation croît et ira jusqu’à doubler dans 30 ans : « même si nous recyclons 100% de nos déchets, plus de la moitié des ressources devront être extraites des gisements du fait de la croissance de notre consommation ».
La parole a ensuite été donnée aux participants qui ont souligné l’importance d’élaborer des critères homogènes permettant de structurer les filières et d’obtenir des produits bien plus circulaires. Il a également été question d’intégrer la notion des écosystèmes, des sols et de l’urbanisme territorial dans le concept global d’économie circulaire, car ces sujets sous-tendent la question de la raréfaction des ressources.
La deuxième partie de l’atelier a permis de présenter les propositions de la Note, qui ont été saluées par les participants, et de débattre en particulier de la proposition d’un indice de circularité de référence. Brune Poirson, deuxième Grand Témoin, a salué l’ambition de ce travail, en adéquation avec les principes de la loi Anti-gaspillage pour une économie circulaire. La députée a également observé que deux exigences pour les territoires ressortent du débat : la transparence et la redevabilité. Celles-ci permettront d’assurer le chemin pour atteindre les objectifs de long terme énoncés dans la Note.  Par ailleurs, de nombreuses propositions d’amendements et de contributions à la Note ont été faites par le public.
Cet Atelier Co-Ecologique, dont vous pouvez retrouver la retransmission sur Facebook, sur notre chaîne Youtube ou sur notre chaîne de podcast, aura donc ouvert un espace de débat très intéressant grâce aux interventions enrichissantes des multiples intervenants. Il ouvre ainsi avec succès cette phase de co-construction pendant laquelle chacun peut amender et ajouter des propositions à la Note.

Les ateliers co-écologiques

Le concept

Un atelier co-écologique est organisé à l’occasion de chaque publication de La Fabrique Écologique (environ six notes par an). Ce moment de co-construction citoyenne, ouvert à tous et au format innovant, fait interagir l’ensemble des participants sur le contenu de la note. Les ateliers qui ont déjà eu lieu ont su créer un réel engouement. La Fabrique Écologique est un lieu de référence pour élaborer des politiques publiques et des propositions concrètes en matière d’écologie et de développement durable. Elle réfléchit, propose et lance des débats sur une base transpartisane avec une exigence de très grande rigueur. Plusieurs groupes de travail se réunissent autour de thématiques variées pour rédiger des notes à destination des décideurs et du grand public.

Le fonctionnement des ateliers

Les ateliers, rythmés par un animateur, comportent une présentation par le Président du groupe de travail, de courtes réactions de deux ou trois grands témoins, et surtout des interventions des participants présents dans la salle. Le diagnostic et les propositions de la note sont ainsi débattus par tous ceux qui le souhaitent. Afin de les rendre interactifs, un live tweet accompagne les échanges et ces derniers peuvent être retransmis en direct sur internet.
 
Le jour de l’événement, la note est également mise en ligne sur le site internet de l’association et ouverte aux commentaires. Cette phase de co-construction avec les citoyens dure environ deux mois à l’issue desquels les membres du groupe de travail intègrent les amendements jugés pertinents. La version définitive de la note est ensuite publiée.
Le Hashtag de la soirée : #AtelierCoEcolo

Les partenaires des ateliers