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Pour participer à un groupe de travail

Pour participer à un groupe de travail, envoyez un email accompagné de votre CV à lafabrique.ecologique@gmail.com

Lancement

septembre

2025

Biodiversité

Énergie

Territoires

Autonomie stratégique, souveraineté industrielle et industrie verte

Intervenants

Mickaël VAILLANT

Consultant & Enseignant à Sciences Po, Président du groupe de travail

Transition vers une industrie verte ou nouvelle révolution industrielle : un groupe de travail pour réfléchir aux enjeux de la bifurcation de l’industrie pour la France, l’Union européenne et les territoires.
En 2023, la loi relative à l’industrie verte est adoptée afin d’accélérer à la fois la réindustrialisation décarbonée du pays et la transition écologique des entreprises. Elle s’articule autour de quatre axes principaux : simplifier l’implantation des sites industriels, soutenir le financement des projets industriels verts, favoriser une commande publique plus respectueuse de l’environnement et conditionner les aides publiques à des engagements en matière de transition écologique.
À cet égard, il apparaît pertinent d’interroger les notions mobilisées et les enjeux qu’elles recouvrent. Le groupe de travail se donnera ainsi pour mission de mettre en perspective les discours autour de termes fréquemment employés tels que « souveraineté industrielle », « réindustrialisation » ou encore « transition industrielle ».
Dans le cadre du déploiement et de l’affinement de la stratégie nationale pour une industrie verte 2023-2030, il importe de construire un récit visant à promouvoir une société industrielle à la fois compétitive et équitable. Dans ce sens, le groupe de travail aura pour mission de définir une trajectoire et une méthode pour un modèle industriel durable, conciliant les impératifs de court et de long terme, notamment à l’échelle des territoires.
Cette réflexion se prolonge également à l’échelle internationale : des orientations seront formulées pour élaborer une stratégie et une politique industrielle européenne à la fois climato-compatible, notamment via la décarbonation, l’électrification et le développement des énergies renouvelables, et bio-compatible, en intégrant les enjeux environnementaux et de biodiversité.
Les réflexions du groupe de travail feront l’objet de trois décryptages distincts. Le premier se concentrera sur la notion de souveraineté industrielle et proposera des orientations pour une stratégie et une politique industrielle de l’UE. Le deuxième sera dédié à la bifurcation industrielle, et interrogera le rôle de l’État, des territoires et des écosystèmes territoriaux dans celle-ci. Enfin, le troisième décryptage, davantage programmatique, proposera des politiques publiques concrètes pour dépasser le registre incantatoire et abordera la question du récit alternatif pour une société industrielle.

Lancement

octobre

2024

Politique Société

Économie, Finances

La formation professionnelle au service de l’économie locale et écologique

Intervenants

Arnaud Trollé

Président

Le monde de la formation (initiale et professionnelle) est au service du monde du travail. C’est même sa principale raison d’être. La prise en compte des attentes sociétales et environnementales dans cet univers se traduit principalement par :
  1. De nouveaux contenus à destination des responsables et employés des entreprises privées et du secteur public. Il s’agit presque toujours d’intégrer des objectifs environnementaux dans l’univers économique existant et de s’adapter au changement climatique.
  2. Un investissement de l’Etat, dans le cadre de France Relance 2030, de 2,5 milliards d’euros, pour
    « créer des synergies entre universités, organismes de formation et centres de formation d’apprentis (CFA) pour développer de nouveaux cursus diplômants dans les filières stratégiques et les segments de pointe comme l’hydrogène, le numérique, le nucléaire, les énergies vertes, l’agroalimentaire ou l’industrie ». La plus grande partie de ces fonds sont mis au service du développement des solutions « technologiques » et industrielles, dont nous avons besoin, certes, qu’il faudrait cependant présenter comme transitoire.
Mais…
Un changement de modèle de société est nécessaire pour tenter de respecter l’accord de Paris. Il ne se fera que par une transformation forte de nos modes de vie et des activités qui vont avec, à savoir :
  • un scénario de « descente » énergétique tant au niveau mondial que local,
  • des stratégies efficaces d’adaptation au changement climatique,
  • le développement d’une agriculture de proximité, agro-écologique, avec des petites unités, pour fournir localement de la nourriture aux habitants,
  • le développement d’un artisanat local, à base de matière première issues du territoire, pour proposer des biens et services du quotidien (bâti, meubles, agro-alimentaire, aménagement…) aux habitants
  • le développement de transports de proximité décarbonés
  • une gouvernance adaptée à ces enjeux
Cette transformation nécessite d’adapter nos compétences à travers de la formation.
Les formations liées aux métiers dits « responsables »/ « de l’environnement »/ « de l’économie verte »/ « à impact positive » occupent déjà largement le champ concurrentiel.
Des formations qui permettent une transformation forte de nos modes de vie et des activités qui vont avec existent : elles sont mises en œuvre par des associations, des acteurs privés de petite taille, des militants. Elles s’intègrent le plus souvent dans un fonctionnent parallèle au système de la formation professionnelle dominant. Elles se concrétisent par le biais de savoirs, de bonnes pratiques, de bénévolat, d’apprentissages informels, de formation en situation. Le financement se fait avec l’appui de fondations, via un paiement à titre personnel, ou via des fonds de certaines Régions, voire par les communes.
Ces acteurs ont le plus souvent intégré ces dimensions « sociétales » dans leur pédagogie : une démarche holistique, le développement ou l’intégration dans un écosystème local, l’animation des coopérations entre acteurs locaux, l’implication des citoyens dans les décisions, les échanges de savoir, une souplesse dans les organisations (et dans les missions). Ces orientations sont essentielles et différenciantes pour aligner les convictions personnelles des nouvelles générations avec les convictions professionnelles à mettre au service de la transition et donner réellement du sens au travail.
Ces acteurs restent isolés, très minoritaires, peu reconnus, dans le système de la formation professionnelle.
Pour que ces formations se développent, il est nécessaire »e de débloquer un certain nombre de freins, comme par exemple :
  • le découpage de tout apprentissage en «blocs de compétences» (si le principe est louable, il rend aujourd’hui le système trop rigide là où une approche systémique est indispensable)
  • l’impossibilité pour des retraités d’utiliser le CPF pour oeuvrer dans le secteur de l’économie locale et écologique, alors que beaucoup en ont la volonté
  • l’impossibilité de valoriser les pluriactifs qui se sont formés dans le cadre des demandes de certification professionnelle
  • la répartition des fonds entre ceux qui permettent le développement de nouvelles technologies et celles orientés vers une prospective écologique de transformation sociale

Lancement

septembre

2024

Mobilité

Territoires

Mobilité dans les territoires ruraux

Intervenants

Laurent Jégou

Président

La mobilité dans les territoires ruraux reste un enjeu central au croisement des crises sociales et environnementales. Malgré des avancées comme la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM), ces territoires font face à des difficultés persistantes, notamment en matière de gouvernance, de financement et d’accessibilité. Ces défis, amplifiés par des crises comme les Gilets jaunes ou la hausse des prix des carburants, soulignent l’urgence de repenser les politiques de mobilité pour les rendre plus adaptées et inclusives.
Cette réflexion mettra en avant le potentiel des solutions multimodales, comme les transports collectifs, le vélo et les véhicules partagés, qui commencent à émerger dans les zones rurales. Ces alternatives offrent des réponses durables tout en s’attaquant à la dépendance à la voiture individuelle. Cependant, leur déploiement nécessite un soutien renforcé, notamment pour les infrastructures, la sensibilisation et l’adaptation aux spécificités locales.
Enfin, l’aménagement du territoire, via des principes comme le Zéro Artificialisation Nette (ZAN), joue un rôle clé pour réorganiser les services et infrastructures en faveur de la mobilité durable. La future note proposera des pistes concrètes et co-construites pour répondre à ces enjeux, en intégrant les habitants et les acteurs locaux afin de garantir des solutions efficaces et inclusives pour les territoires ruraux.

Lancement

novembre

2024

Climat

Biodiversité

Transformer l’Éco-Anxiété en Action : Construire une Transition Juste et Engagée

Intervenants

Amélie Rouvin

Présidente

La transition écologique rencontre des freins importants, notamment son association à la contrainte et à un impact négatif sur le pouvoir d’achat, ce qui engendre un rejet de la part d’une partie de la population et alimente le phénomène d’éco-anxiété. Un groupe de travail a pour ambition de repenser cette transition en la rendant désirable et inclusive.
Ses objectifs incluent la déconstruction de l’association entre écologie et contraintes, la création de nouveaux imaginaires porteurs d’action, et l’adoption d’une approche participative qui engage toutes les catégories de population. L’idée est de dépasser le clivage écologie/pouvoir d’achat en proposant des mesures concrètes et tangibles, tout en misant sur la démocratie participative et l’espoir actif pour redonner du pouvoir aux citoyens face à la crise environnementale.
Ce travail met également en avant des leviers essentiels comme le contact avec la nature, la valorisation des liens humains, et des actions collectives concrètes pour transformer l’éco-anxiété en moteur d’engagement et d’espoir. Ces initiatives doivent être co-construites avec les citoyens pour garantir leur adhésion et leur efficacité face aux enjeux écologiques et sociaux actuels.

Lancement

mars

2024

Climat

Consommation

Politique Société

Comment rendre la transition écologique désirable ?

Intervenants

Géraud Guibert

Président

Lucas Moiselet

Rapporteur du groupe

Si le basculement vers un monde plus sobre est une fatalité, le processus pour y parvenir demeure incertain. A l’heure actuelle, la transition écologique souffre d’une carence en matière de désirabilité, elle ne bénéficie que d’une faible force d’attraction. Souvent considérée comme antinomique à la préservation du pouvoir d’achat, les mesures dites écologiques rebutent une partie non négligeable de la population. L’origine de la crise des gilets jaunes démontre bien la tension permanente entre volonté politique et traduction sociale, entre l’inadéquation de certaines mesures écologiques et leurs conséquences concrètes dans le quotidien des citoyens. 
Rendre désirable la transition paraît nécessaire, au regard de la crise écologique en cours, mais aussi car l’espoir de l’adaptation ne doit pas céder le pas à l’immobilisme du catastrophisme.
Les visées de ce groupe de travail sont donc les suivantes : déconstruire l’association permanente de la transition écologique à la contrainte, utiliser la projection pour mener l’ensemble de la population (et surtout les personnes les moins sensibilisées) vers un projet de société tangible, créer de nouveaux imaginaires pour propulser l’action (les reportages de Cyril Dion en sont la parfaite illustration), imaginer comment transgresser le sentiment d’impuissance des citoyens, notamment en menant une réflexion sur la démocratie participative. 
L’objectif de ce groupe de travail est également d’élaborer des mesures concrètes, qui en l’occurrence, dépasseraient ce clivage écologie/porte feuille, principal frein à la transition écologique. 

Lancement

janvier

2023

Agriculture

Territoires

Savoirs paysans en France métropolitaine : reconnaissance, protection et transmission pour accompagner la transition écologique des territoires

Intervenants

Matilin Guillouët

Président

Les Savoirs Écologiques Traditionnels (SET) sont essentiels pour lutter contre la crise écologique, notamment à travers la reconnaissance, la protection et la transmission des savoirs locaux. Les connaissances des paysan.ne.s, ancrées dans leur territoire, sont particulièrement précieuses pour préserver la biodiversité et s’adapter au changement climatique. Ces savoirs, couvrant divers secteurs comme le maraîchage ou l’apiculture, offrent des solutions concrètes à l’échelle locale. En s’inspirant d’autres pratiques mondiales, les paysan.ne.s montrent la richesse de ces savoirs, cruciaux pour la transition écologique et leur nécessaire protection et transmission.
Ce groupe de travail vise à recenser la diversité des savoirs écologiques traditionnels et néo-vernaculaires utilisés par les paysan.ne.s pour lutter contre la crise écologique. Le projet explore comment ces savoirs émergent, se transmettent, et circulent à travers différents contextes géographiques et culturels. Il s’intéresse également au rapport des paysan.ne.s à leur territoire, ainsi qu’aux motivations, qu’elles soient politiques, identitaires ou militantes, derrière la défense de ces savoirs. Enfin, le groupe cherche à jouer un rôle d’intermédiaire entre les acteurs de terrain et les institutions pour garantir la transmission et la protection de ces savoirs paysans.