Climat et énergie

Économie et entreprises

Electricité : les données au service de la transition

Publié le 13 mars 2025

Accueil > Publications > Electricité : les données au service de la transition

Notes ouvertes au débat collaboratif - N°54

À l’heure où la transition énergétique modifie progressivement nos modes de consommation et de production, les données sur l’électricité jouent un rôle central dans les politiques territoriales, l’évolution des offres sur le marché, l’adaptation des comportements des consommateurs et le développement des énergies renouvelables. »Electricité : les données au service de la transition », la nouvelle note de La Fabrique Écologique explore comment les pouvoirs publics peuvent encourager les évolutions des pratiques et les décisions des acteurs – ménages, entreprises et collectivités – au service de la transition énergétique, tout en protégeant les consommateurs.
TÉLÉCHARGER LE PDF
Cette Note est actuellement ouverte à la co-construction citoyenne. Ceci signifie que chacun(e) peut contribuer à son amélioration en faisant des commentaires et surtout en proposant des amendements précis, soit ci-dessous ou par email à l’adresse contact@lafabriqueecologique.fr. À l’issue de cette période collaborative, les auteurs qui ont rédigé le document initial se réuniront une dernière fois pour retenir les amendements jugés pertinents. Leurs auteurs seront dans ce cas sollicités pour que leur nom figure, s’ils le souhaitent, dans la fiche de présentation de la note en tant que contributeur. La version définitive sera ensuite publiée. 
Auteurs de la note : 
  • Alain Charraud, inspecteur général honoraire de l’INSEE, responsable thématique régions à La Fabrique Ecologique, co-auteur de la note 
  • François Demarcq, ingénieur général des mines honoraire, responsable thématique énergie à La Fabrique Ecologique, co-auteur de la note
Grands témoins :
  • Ivan Faucheux, commissaire à la Commission de régulation de l’énergie (CRE) 
  • François Carlier, directeur à l’Association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV)

1 commentaire

Jean-François Blanchette

Il y a 1 année(s)

Le titre de la note suggère une discussion plus large sur l’utilisation des données pour la transition énergétique. Or, son contenu se concentre principalement sur l’ajustement dynamique de la consommation, présenté comme un mécanisme central de réduction de la consommation. Toutefois, comme souligné à plusieurs reprises lors de l’événement du 17 mars, l’ajustement dynamique, bien que séduisant en théorie, rencontre de nombreuses difficultés d’implémentation. Parmi celles-ci : la complexité pour les consommateurs, en raison notamment d’une faible culture énergétique ; l’absence d’automatisation et de standardisation ; la rigidité des habitudes de consommation qui limitent la flexibilité réelle. De plus, ce mécanisme peut accentuer la précarité énergétique et renforcer la dépendance des consommateurs à un marché qualifié hier de ‘toxique’ par l’un des intervenants. Face à ces limites, la solution fréquemment avancée repose sur une automatisation accrue, qui tend toutefois vers une délégation contrainte. Dans ce modèle, le consommateur devient passif, ses choix étant orientés – voire pris à son insu – par des systèmes externes, souvent pilotés par des algorithmes d’intelligence artificielle. Pourtant, d’autres types de données pourraient jouer un rôle clé dans la transition énergétique. Parmi elles : les données sur la consommation réelle des appareils (en conditions d’usage, et non selon des tests normatifs), leur réparabilité et leur durée de vie ; la traçabilité de l’énergie verte pour garantir son origine ; les comportements énergétiques individuels et collectifs ; ainsi que les données sur les infrastructures locales et les opportunités de mutualisation de l’énergie. L’idée d’un réseau énergétique où l’offre s’ajuste dynamiquement à la demande grâce aux données est séduisante. Pourtant, cette vision reste largement théorique et peut relever davantage du fantasme que d’une réalité praticable à grande échelle. Il serait pertinent d’élargir la réflexion à un spectre plus large de données, qui permettraient non seulement d’optimiser l’ajustement offre-demande, mais surtout de donner aux consommateurs les moyens réels de guider leur consommation de manière éclairée et autonome.

Écrire un commentaire

Tous les commentaires sont soumis à modération avant publications.



Économie et entreprises

Gouvernance et démocratie

Souveraineté industrielle et transition verte : les débats sur la réindustrialisation entre mythes nationaux et réalités européennes

LIRE

Article publié - Publié le 11 juin 2026

Synthèse

Dans cette nouvelle série de décryptages sur l’industrie verte, le premier porte sur la « Souveraineté industrielle et transition verte : les débats sur la réindustrialisation entre mythes nationaux et réalités européennes ». Depuis la crise sanitaire, les expressions "souveraineté industrielle", "industrie verte" ou "transition verte" sont omniprésentes dans le débat politiques, souvent sans définition précise. La Fabrique écologique en déconstruit les idées reçues et les impasses, et identifie deux menaces majeures pour l'industrie européenne : le déni de la crise climatique et l'illusion qu'une transition progressive suffirait, là où une bifurcation franche s'impose.

Économie et entreprises

Territoires, villes et mobilités

La formation professionnelle, au service de l’économie locale et écologique

LIRE LA NOTE

Notes ouvertes au débat collaboratif - Publié le 21 mai 2026

Synthèse

Comment la formation professionnelle peut-elle accompagner l'émergence d'une économie ancrée dans ses territoires et respectueuse des limites planétaires ? Partant du constat que le système actuel reste calé sur une logique industrielle qui ne prend pas assez en compte la démarche écologique et les territoires, cette note explore les conditions d'une transformation plus profonde. Elle identifie les compétences clés à développer (adaptabilité, sociabilité, pensée systémique...) non couvertes par le dispositif actuel de formation professionnelle . À partir d'expériences de terrain, elle formule 2 propositions : la création d'un observatoire de l'économie locale et écologique, et l'introduction dune formation-socle transversale à tous les cursus diplômants.