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Rapport « Publicité et transition écologique »

Publié le 16 juin 2020

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Article publié

Les leviers de la transition écologique utilisés en France et dans le monde relèvent de l’innovation technique pour développer des technologies propres, économique pour mettre en place un nouveau modèle moins linéaire, et financier pour promouvoir des investissements responsables. Pour accompagner ces évolutions, d’importantes campagnes de sensibilisation ont été menées. Les résultats obtenus, bien que loin d’être négligeables, ne se révèlent pas à la hauteur des nouveaux impératifs, notamment pour la lutte contre le dérèglement climatique. Le chantier, moins aisément discernable, plus subjectif, de nos perceptions et notre imaginaire mérite d’être lui aussi ouvert. L’abondance des messages publicitaires que chacun reçoit quotidiennement ne vient-elle pas contrecarrer directement les efforts pour amener une réelle transition écologique ? La promotion incessante des nouveaux produits, aux impacts environnementaux parfois majeurs, ne bloque-t-elle pas les efforts pour conduire à une société plus sobre et plus neutre en carbone ?
TÉLÉCHARGER LE RAPPORT
La demande ministérielle du 20 septembre 2019 de la rédaction d’un rapport sur la publicité et la transition écologique témoigne de cette prise de conscience. La lettre de mission demande que soit traités trois points :
– Un état des lieux des impacts du modèle publicitaire français dans ses aspects économiques, sociaux et environnementaux.
– Une analyse des avancées les plus significatives à l’échelle européenne et internationale.
– Des recommandations d’évolution du dispositif actuel afin de l’insérer dans la logique de la transition écologique.
Un bref rapport d’étape a été remis le 18 novembre 2019, préalablement à la discussion de la loi « anti-gaspillage et économie circulaire ».
 
La préparation du rapport a fait l’objet des travaux suivants :
− Des entretiens sous forme d’auditions. Une quarantaine d’organisations et de personnalités ont été rencontrées, soit plus d’une centaine de personnes. Dans la quasi-totalité des cas, les entretiens se sont déroulés en présence des deux rapporteurs. Tous les organismes qui en ont exprimé la demande ont été reçus.
– De nombreux entretiens informels avec nos différents contacts, représentants d’entreprises ou de fédérations professionnelles, d’associations, des professeurs et experts ont été mis à contribution pour enrichir notre réflexion – Une analyse documentaire approfondie sur le thème de la publicité et ses effets. Il est rapidement apparu que le sujet de cette mission avait jusqu’à présent été peu traité. Les effets de la publicité sont particulièrement bien documentés en matière d’impacts sur les attitudes de consommation dans une perspective marketing et dans une perspective de critique sociale sur les enjeux de transition écologique, mais il existe peu de littérature scientifique portant directement sur ce sujet.
– De nombreuses informations et suggestions ont été recueillies lors de la participation à des conférences ou événements organisés par certains de nos interlocuteurs comme l’Union des Marques, le club de la durabilité, l’ADEME, l’association Entreprises pour l’environnement … La plupart de nos interlocuteurs nous ont également adressé des documents en lien avec leurs enjeux et activités.
– Un déplacement a enfin été organisé à Bruxelles, permettant des rencontres avec des intervenants internationaux sur ce sujet.
L’Union Européenne, dans une directive de septembre 1984, utilise une définition de la publicité désignant « toute forme de communication faite dans le cadre d’une activité commerciale, industrielle, artisanale ou libérale dans le but de promouvoir la fourniture de biens et services » mais omet celle de nature institutionnelle et celle provenant d’acteurs non privés.
Le rapport retient une définition élargie de la publicité, correspondant aux dépenses de communication sous la forme d’un achat d’espace dans un support de masse (internet, télévisions, presse, affichage, radio, cinéma). Elle comprend les actions où l’entreprise paye soit en termes d’achat d’espace (dépenses dites « médias »), soit pour des actions de marketing, de parrainage, de communication évènementielle (hors média), celles dites « propriétaires » où l’entreprise utilise ses propres supports de communication comme ses applications mobiles, son site internet, sa présence sur les réseaux sociaux, et enfin les dépenses « gagnées », notamment grâce à l’action des influenceurs.
Les actions hors achat d’espace sont ainsi intégrées dans l’analyse, à l’exemple des messages diffusés sur les réseaux sociaux, les imprimés publicitaires, la communication événementielle, les vitrines des magasins. Puisque l’objectif final est de préparer nos sociétés à un monde neutre en carbone à l’horizon 2050, l’ensemble des interactions de nature commerciale et en conséquence la fonction communication mais aussi le packaging doivent être pris en compte.

Politique Société

Santé environnementale

L’impact gravissime de la pandémie en matière de pollution plastique

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Article de l’Oeil - N°37 - Publié le 6 mai 2021

Synthèse

“COVID pollution: impact of COVID-19 pandemic on global plastic waste footprint”, article paru dans la revue Heliyon en février 2021,  est écrit par David E. Bassey, Nsikak U. Benson et Thavamani Palanisami. Il s’intéresse aux déchets plastiques générés à l’échelle mondiale en raison de la pandémie – gants, combinaisons médicales de protection, masques ou encore bouteilles de désinfectant à main – et tente d’évaluer leur empreinte environnementale et leurs impacts sur les écosystèmes. Cette production de déchets à usage unique est d’une telle ampleur que les récents efforts mondiaux pour diminuer l’utilisation des plastiques pourraient être réduits à néant. La majorité de ces déchets ont une autre particularité : ils sont de nature biomédicale et nécessitent donc un traitement spécifique ce qui complexifie la crise actuelle.

Climat

Mobilité

Politique Société

Territoires

Auditions des candidats à l’élection régionale en Île-de-France

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Article publié - Publié le 5 mai 2021

Synthèse

Le 4 mai 2021, La Fabrique Écologique et le Forum Vies Mobiles ont organisé une audition des principales têtes de liste à l'élection régionale en Île-de-France sur la thématique "mobilité, modes de vie et transition écologique". Clémentine Autain, Julien Bayou, Stéphane Beaudet (qui représentait Valérie Pécresse), Audrey Pulvar et Laurent Saint-Martin ont exposé leurs propositions et leurs visions du futur du territoire au regard des défis à relever pour qu'il fasse bon vivre en Île-de-France, et de façon durable.
Ils ont répondu aux questions de Géraud Guibert, président de La Fabrique Écologique et de Sylvie Landriève, directrice du Forum Vies Mobiles.

 

Retrouvez la vidéo de l'évènement ici.