17

octobre

2018

Les ateliers co-écologiques

Évènement passé

#31ème Atelier Co-Ecologique : Et si la solution n’était pas que high-tech… mais aussi low-tech ?

Les intervenants

Philippe Bihouix

Président du groupe de travail sur le sujet, ingénieur et essayiste

Oliver Rey

Philosophe

Michel Gioria

Directeur régional de l'ADEME Ile-de-France

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Retour sur la journée

Mercredi 17 octobre 2018, une soixantaine de personnes étaient présentes à la Mairie du 2e arrondissement pour participer à notre 31ème Atelier Co-Ecologique et débattre de la Note « Vers des technologies sobres et résilientes – Pourquoi et comment développer l’innovation low-tech ? ».
Les échanges étaient animés par le journaliste Thomas Blosseville.
En introduction, Philippe Bihouix, président du groupe de travail sur le sujet, ingénieur et essayiste, a essayé de définir ce qu’est l’innovation « low-tech ». Ce concept a émergé en alternative aux technologies high-tech très consommatrices en ressources et en énergies, dont on peut douter de leurs capacités à nous sauver de la catastrophe environnementale annoncée. A travers ses échanges avec nos deux autres intervenants ainsi qu’avec la salle, ont été évoqués les atouts des low-tech ainsi que les freins à leur développement. Michel Gioria a notamment souligné que les low-tech, considérées comme peu sérieuses il y a quelques années, intéressent aujourd’hui de plus en plus. Olivier Rey de son côté a évoqué le problème du sens que l’on donne au mot « technique », qui fait seulement référence aux hautes technologies, les low-tech permettant de briser cette idée.
Les solutions envisagées dans la note pour accélérer le développement des low-tech ont ensuite été abordées : basculer les cotisations sociales vers une fiscalité environnementale ambitieuse ; faire de la France une « low-tech nation », championne de la réparation, du réemploi et du zéro déchets ; et enfin créer une « Cour de défense du bien commun », qui pourrait autoriser ou interdire des produits ou des services sur la base de leur impact environnemental et humain. Cette dernière a été appuyée par Michel Gioria qui parlait de la nécessité d’un conseil mêlant experts et citoyens.
Cet Atelier a été marqué par de nombreuses prises de parole de la salle. Des sujets très variés ont été abordés : la question du besoin ou de l’illusion du besoin, de la surconsommation, de la représentation omniprésente des high-tech dans la fiction, des moyens de rendre les low-tech enviables, de l’innovation sociale et son lien avec les low-tech, du rapport de l’Homme à la nature et au temps, et de nombreux autres sujets passionnants.