13

mars

2018

Les petits déjeuners

Évènement passé

Gérard Mestrallet, président d’Engie, invité de notre 2nd petit-déjeuner

Ce mardi 13 mars 2018, La Fabrique Ecologique a poursuivi son cycle de petits déjeuners, au Café Imago, autour du thème « Comment réussir la transition écologique ? » en accueillant le président d’Engie, Gérard Mestrallet.
Dans un premier temps, Gérard Mestrallet a présenté l’évolution de la stratégie d’Engie et de la politique française en matière de production d’électricité et de gaz au regard des enjeux climatiques. Il a explicité les trois grandes ruptures qui ont permis de faire progresser le secteur de l’énergie : une rupture technologique avec les avancés spectaculaires du photovoltaïque et de l’éolien, une rupture digitale permettant de renforcer l’efficacité énergétique, et enfin, une rupture culturelle sous forme de prise de conscience se traduisant par des politiques publiques concrètes. Gérard Mestrallet a ensuite évoqué la complémentarité des gaz renouvelables avec les énergies intermittentes ainsi que les initiatives d’Engie et des collectivités territoriales en faveur de la décentralisation énergétique. Enfin, il a réaffirmé son adhésion à l’idée d’un prix du carbone à la hauteur des engagements pris par l’Union Européenne.
Le débat a ensuite été ouvert avec la salle : quel avenir pour le prix du carbone ? La biodiversité est-elle suffisamment considérée dans la faisabilité des projets éoliens ? Comment favoriser l’acceptabilité sociétale de ces projets ? Quels sont les freins politiques et juridiques au développement des éoliennes offshore en France ? Tout en apportant ses réponses, Gérard Mestrallet est aussi revenu sur le verdissement de la finance et la prise de conscience des entreprises suite à la COP21. Il a également évoqué le récent amendement visant à permettre à l’Etat de renégocier (à la baisse) les tarifs de rachat de l’électricité retenu lors des deux appels d’offre organisés en 2011 et 2013, en vue du déploiement de six parcs éoliens en mer. Selon lui, il s’agit d’un très mauvais signal envoyé aux développeurs de projets.
Il a conclu cette matinée par 3 vœux : au Secrétaire Général de l’ONU auquel il demande d’encourager la solidarité entre les nations en protégeant un multilatéralisme aujourd’hui fragilisé par les Etats-Unis ; au Président de la République qu’il encourage à ne pas s’arrêter dans les réformes ; et enfin aux citoyens auxquels il demande d’oser et d’innover dans leurs activités et engagements.