17

septembre

2019

Les ateliers co-écologiques

Évènement passé

#36ème Atelier co-écologique : Quelle voix de l’environnement dans l’entreprise ?

Grands témoins

Pierre Victoria

Directeur du développement durable chez Veolia

Patricia Savin

Présidente d'Orée

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Mardi 17 septembre 2019, une cinquantaine de personnes étaient présentes à la Maison des Acteurs du Paris Durable pour participer à notre 37ème Atelier Co-Ecologique et débattre de la Note « Quelle voix de l’environnement dans l’entreprise ? ».
Les échanges étaient animés par le journaliste Thomas Blosseville.

En introduction, le co-présidente du Groupe de travail, Mathilde Cramer, a dressé un panorama historique des relations entre l’environnement et l’entreprise, puis a mis en évidence le fait que le système actuel de prise en compte des enjeux environnementaux au sein des entreprises était carencé, et a finalement présenté le contexte de la loi Pacte et du rapport Sénard-Notat. Face à cette première intervention, les deux grand témoins ont rappelé d’une part que certaines obligations de prendre en compte les impacts environnementaux de l’activité de l’entreprise existent depuis le 19ème siècle, que la notation extra-financière des entreprises est également un vecteur de prise en compte des enjeux environnementaux, et que 44% des Français se déclarent « méfiants » envers les entreprises, et plus encore envers les grandes entreprises.
La parole a ensuite été donnée au public qui a mis en avant la question de la sous-traitance et de la difficulté pour les petites entreprises prestataires de répondre à des normes élevées par rapport aux entreprises de plus grande taille qui sont mieux outillées pour répondre aux enjeux environnementaux au sein de la filière. Une autre personne a également soulevé la question du lobbying de certaines entreprises, notamment certaines dont le coeur de métier est par définition nuisible à l’environnement.Plusieurs intervenants ont souligné le rôle que les salariés peuvent joué pour porter la voix de l’environnement dans l’entreprise.
Dans un second temps, le co-président du groupe de travail, Gérard Langlais, a présenté les trois propositions de la Note pour porter la voix de l’environnement au sein de l’entreprise: créer dans l’entreprise une fonction de médiateur environnement ; intégrer un.e représentant.e de la Nature et des générations futures au Conseil d’Administration ou de Surveillance ou de Famille ; faire l’examen systématique de l’application du guide de bonnes pratiques dans chaque entreprise et communiquer sur le sujet.
En réaction à ces propositions, une personne du public souligne le fait que les entreprises peuvent parfois faire preuve de bonne volonté dans la mise en œuvre de mesures bénéfiques pour l’environnement tout en ignorant les conséquences néfastes de ces mesures. Par exemple,  le développement effréné des ruches pour favoriser la biodiversité a en réalité conduit à menacer cette biodiversité par des mécanisme de compétition  entre espèces. Il est donc nécessaire de contrôler la pertinence et l’efficacité des actions mises en place.
Patricia Savin, présidente d’Orée, a enrichi la liste des recommandations en proposant d’appliquer les déclarations de performance extra-financières (DPEF) aux SAS et en proposant de modifier la comptabilité des entreprises afin de tenir compte du capital naturel et le capital humain. Pierre Victoria a souligné le caractère à la fois symbolique et fonfamental de la loi Pacte, qui enclenche une dynamique positive.
Conformément aux règles de La Fabrique Ecologique, cette Note est désormais ouverte aux amendements et propositions des citoyens jusqu’en novembre 2019.