29

avril

2018

Les ateliers co-écologiques

Évènement passé

#30ème Atelier Co-Ecologique : 2017, la triple rupture de l’écologie en politique

Les intervenants

Géraud Guibert

Président du groupe de travail

Monica Frassoni

Co-présidente du Parti Vert Européen et grand témoin de la soirée

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Mardi 29 mai 2018, une quarantaine de personnes étaient présentes à la Maison de Crowdfunding pour participer à notre 30ème Atelier Co-Ecologique et débattre de la note « 2017, la triple rupture de l’écologie en politique ».
Les échanges étaient animés par le journaliste Jean-Jacques Fresko.
En introduction, Géraud Guibert, Président du groupe de travail, a rappelé le constat à l’origine de la note : il est aujourd’hui difficile de prendre des décisions politiques dans le domaine de l’écologie en France. Symptôme de cette difficulté, la triple rupture de l’écologie en 2017 : politique avec l’absence d’un candidat étiqueté écologiste, médiatique avec la disparition de l’écologie au cours de la campagne et électorale dans la mesure où cette question n’a pas été un déterminant du vote pour les Français. Monica Frassoni, co-Présidente du Parti Vert Européen et grand témoin de la soirée, a confirmé que les thèmes écologiques n’étaient malheureusement pas en première ligne pendant les élections. Néanmoins, elle a insisté sur le fait qu’il n’était pas nécessaire de repartir de zéro, une stratégie s’étant souvent avérée être une perte d’énergie par le passé.
Lors du second temps de l’Atelier, Géraud Guibert a évoqué plusieurs perspectives pour l’avenir de l’écologie politique : se concentrer sur le fond plutôt que sur les personnes, ancrer l’écologie sur des valeurs humanistes, laisser place à la co-construction citoyenne, et enfin, mettre en avant des causes simples, identifiées et fédératrices afin de construire un récit écologiste français. Monica Frassoni a préconisé d’en finir avec l’obsession française pour la présidentielle et d’investir plus largement sur les européennes.
Cet Atelier a été marqué par de nombreuses prises de parole de la salle. Des sujets très variés ont été abordés : la structuration du mouvement écolo, la défiance des citoyens à l’égard des partis historiques, le clivage productivisme/écologie, l’incompatibilité de l’écologie avec le capitalisme, les difficultés liées à la montée de l’extrême droite, la construction d’un récit écologique qui fasse rêver, etc. Ces interventions ont ainsi permis à chacun d’enrichir sa réflexion et d’imaginer l’avenir de l’écologie politique en France… avec plus ou moins d’optimisme !