16

mai

2019

Les controverses écologiques

Évènement passé

Comment agir face aux effets des changements climatiques sur les mouvements de population ?

Alice Baillat

Chercheuse à l'IRIS et docteure associée au CERI à Sciences po Paris, spécialisée sur les conséquences migratoires et sécuritaires des changements climatiques

Dina Ionesco

Directrice de la division "Migration, environnement et changement climatique" à l'Organisation internationale des migrations (OIM)

Jacques Véron

Directeur de recherches à l'INED, spécialisé sur le développement durable et la démographie

Le jeudi 16 mai 2019, La Fabrique Ecologique était à la Sorbonne pour sa troisième édition des Controverses Ecologiques en partenariat avec Sorbonne Développement Durable. Les discussions de la soirée ont porté sur la question délicate de « Comment agir face aux effets des changements climatiques sur les mouvements de populations ? ». 
Géraud Guibert, président de la Fabrique Ecologique, animait les échanges et était entouré de trois personnalités : Alice Baillat, chercheuse à l’Institut IRIS et docteure associée au CERI-Sciences po, Dina Ionesco, directrice de la division Migrations Environnementales à l’Office International des Migrations et Jacques Véron, directeur de recherche à l’Institut National d’Etudes Démographiques. 
Géraud Guibert a ouvert les débats en demandant aux intervenants de dresser un état des lieux à la fois géographique et social des migrations climatiques et de présenter l’évolution historique de ce phénomène. Dina Ionesco a souligné la difficulté d’avoir des chiffres globaux, car souvent l’aspect climatique de la migration se superpose avec d’autres facteurs (économiques, sociaux…). Pour Alice Baillat, si le phénomène est global, le risque climatique notamment celui lié à la montée du niveau de la mer se concentrera sur des « points chauds ». Elle a d’ailleurs illustré son propos en parlant du Bangladesh, pays le plus densément peuplé au monde, dont une partie du territoire est menacé à court terme. Jacques Véron a insisté sur le fait que la majorité des migrations climatiques sont internes au pays. Les intervenants sont également revenus sur la nécessité de concilier les politiques d’atténuations du dérèglement climatique avec une stratégie d’adaptation face à ses conséquences. 
Dans un deuxième temps, les questions de la salle ont contribué à élargir et enrichir le  débat : Quelle place pour un statut de réfugié climatique ou environnemental ? La disparition de la biodiversité, est-elle également une source de migration climatique ? Comment financer les stratégies d’adaptation ? 
Les échanges ont été multiples et captivants.