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Du SRAS à la COVID-19, un appel pour une approche « One Health »

Publié le 22 juillet 2020

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Article de l’Oeil - N°33

Publié dans la revue One Health en février 2020 par Mohamed E. El Zowalaty et  Josef D. Järhult l’article : «From SARS to COVID-19: A previously unknown SARS- related coronavirus (SARS-CoV-2) of pandemic potential infecting humans – Call for a One Health approach» , s’intéresse à l’éclosion de la COVID-19 par une approche « One Health », et souligne la nécessité de la mise en œuvre d’une telle approche pour améliorer la santé humaine et réduire l’émergence de virus pandémiques
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Les auteurs rappellent la menace pour l’humanité que constituent les maladies émergentes et préconisent une approche « One Health » pour mieux comprendre, lutter et prévenir la survenue de maladies émergentes (1). Ils envisagent, ensuite, des mesures capables de freiner les risques d’éclosion de nouveaux virus émergents (2). Ils prônent, enfin, la mise en place de programmes « One Health » dans les zones à risque et de meilleures synergies entre le secteur agricole et celui de la santé publique (3).
#1 L’approche One Health stipule que les santés humaines et animales sont interdépendantes et liées à la santé des écosystèmes. L’amélioration des santés humaine, animale et environnementale vont ensemble. Pour lutter contre les menaces liées aux virus émergents telle la COVID-19, il est donc essentiel de bien comprendre leur origine et leur chaîne de transmission. Dans le cas du SRAS-Cov-2, par exemple, un reservoir, comme la chauve-souris, a transmis le virus à une autre espèce animale (porc, oiseau, pangolin…). Cette dernière, appelée hôte intermédiaire, a transmis à son tour le virus à l’Homme, qui par la suite a contaminé ses pairs.

 

#2 L’origine du COVID-19 n’est pas à l’heure actuelle démontrée. Mais il est nécessaire en toute hypothèse, pour lutter contre les virus émergents, de prendre plusieurs mesures :  
– Réduire les interfaces Homme-autres animaux-chauve-souris notamment en diffusant un message préventif auprès des populations susceptibles d’être en contact avec des chauves-souris.
– Diminuer le risque de transmission par l’hôte intermédiaire en encadrant mieux les marchés d’animaux vivants. Ces derniers gagneraient à être « segmentés » pour réduire le nombre d’espèces différentes en leur sein. Les auteurs suggèrent, par ailleurs, de tester rigoureusement les hôtes intermédiaires ou de les retirer.
– Diminuer la transmission entre humains en combinant des mesures médicales à des questionnements anthropologiques : comment les populations se comportent-elles quand elles soupçonnent la contamination ou sont malades ?, comment peut-on améliorer/changer ces comportements ?

 

#3 Les chercheurs préconisent la mise en place de programmes « One  Health » dans les régions du monde où le risque d’apparition de maladies émergentes est le plus fort : si la Chine avait en mis en place un tel programme, l’émergence du SRAS en 2002–3 et du SRAS-Cov-2 en 2019 aurait selon eux pu être évitée. La mise en œuvre de mesures One Health aiderait à réduire le risque de nouveaux virus zoonotiques (virus qui se transmettent de l’animal à l’homme) à potentiel pandémique, avec en particulier la mise en place d’un contrôle interdisciplinaire et collaboratif entre le secteur agricole et celui de la santé publique (biosurveillance, amélioration de la biosécurité dans les fermes d’élevage, dans les marchés d’animaux vivants et lors du transport des animaux, éducation du public sur les maladies zoonotiques, …)

 

L’avis de Géraud Guibert, Président de La Fabrique Ecologique
«Le concept de « One Health » a le mérite d’intégrer dans la même démarche la santé humaine, animale et des écosystèmes. Les interactions de ces trois domaines sont certainement une voie majeure d’avenir pour mieux prévenir les possibles pandémies virales. »

 

L’article est disponible ici : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2352771420300136

 

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L’urgence de réduire les émissions de méthane : focus sur l’élevage

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Décryptage - N°42 - Publié le 3 novembre 2022

Synthèse

Le rapport de l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM), publié le 26 octobre 2022, montre que depuis 40 ans - début des mesures systématiques - la progression annuelle des concentrations de méthane n'a jamais été aussi forte qu'en 2021. Réduire les émissions de méthane constitue ainsi le levier le plus rapide pour limiter le réchauffement climatique. Après une mise en contexte en France et à l'international, ce décryptage propose des pistes d'actions concrètes pour réduire les émissions de méthane en France, concernant notamment le secteur agricole.

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Les prairies et l’élevage des ruminants au cœur de la transition agricole et alimentaire

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Note définitive - N°44 - Publié le 27 octobre 2022

Synthèse

La note de La Fabrique Ecologique « Les prairies et l'élevage des ruminants au cœur de la transition agricole et alimentaire » issue du groupe de travail présidé par François Demarcq est désormais disponible en ligne.
Face à l’urgence écologique et aux enjeux sanitaires, la transition agricole et alimentaire, donc de l’élevage, est indispensable mais s’avère complexe. Cette note s’attelle à résoudre la contradiction apparente entre :
  • le besoin de protéger les prairies permanentes, pour le stock important de carbone qu’elles abritent dans leurs sols et pour les services écosystémiques qu’elles rendent à l’agriculture et à la société ;
  • la nécessité de réduire les émissions de méthane dues aux ruminants (environ 9 % des émissions de gaz à effet de serre de la France) et notre consommation de protéines animales (pour suivre les recommandations de santé publique), ce qui passe par la réduction de la place de l’élevage dans notre production agricole.