Lancement

février

2019

Agriculture

Politique Société

Consommation

La condition animale

Intervenants

Alexandra Nowak

Présidente

Alors même que 80% des Français considèrent la condition animale comme importante, les procédés d’élevage et d’abattage des animaux sont régulièrement dénoncées par plusieurs associations. L214 est ainsi connue pour mettre à la disposition du grand public des images d’actes de cruauté commis dans les abattoirs. Plus largement, ce sont les modes de production industrielle de l’élevage intensif qui sont de plus en plus remis en cause, tant pour des raisons éthiques qu’écologiques. En effet, dans sa configuration actuelle, l’élevage est un émetteur important de GES et contribue également de façon alarmante à la pollution des sols et des eaux. Pour autant, les enjeux commerciaux et agricoles de court terme sont généralement privilégiés, et la France accuse un retard conséquent dans la prise en compte de la protection animale, tant dans son droit que dans ses institutions politiques.
Quelles sont les lois encadrant la condition animale en France et, plus largement, en Europe ? Quelles sont les conséquences de l’élevage intensif sur le bien-être animal et sur l’environnement ? Comment prendre en compte la condition animale au niveau ministériel ? Ces questionnements constituent les trois grands axes de réflexion de notre groupe de travail. Celui-ci sera représentatif des différents professionnels concernés par la question de la condition animale (parlementaires, communautés associatives, juristes, éleveurs, chercheurs).
Au-delà des prises de position partisanes et partielles, ce groupe de travail a pour objet de mettre des avis souvent opposés autour de la table afin de mettre en lumière des solutions originales tant du point de vue de la production que de celui des défenseurs de la cause animale.